Grand Prix de Wallonie 2017: une formalité pour Bold Eagle

Après le retrait d’Oasis Bi, ils n’étaient plus que onze à tenter de faire vaciller le crack Bold Eagle dans l’unique Groupe I belge, le Grand Prix de Wallonie, ce samedi 5 août à Mons. Comme attendue, la difficulté de la tâche était trop grande pour ses adversaires et c’est sans surprise que le fils de Ready Cash a imposé sa loi.

On sait bien que les courses il faut les courir pour gagner, mais là… Avant le coup ce déplacement en Belgique de Bold Eagle (6 – Franck Nivard) ressemblait davantage à une représentation qu’à une véritable bataille. C’était déjà le cas avec son père, Ready Cash, présenté dans ce classique en 2012, également associé à Franck Nivard. On y trouve au palmarès des lauréats de l’Elitloppet (Gr.I), à savoir Timoko et l’Amiral Mauzun. C’est dire que cette épreuve n’est pas prise à la légère. Le représentant de Pierre Pilarski, qui restait sur son succès dans le Prix René Ballière (Gr.I), après nous avoir déçus dans l’Elitloppet, ne s’est pas embarrassé de tactique. Venu rapidement aux avant-postes, il n’a pas eu besoin de forcer son talent pour faire sien ce Grand Prix de Wallonie, labellisé Groupe I depuis 2004. Toujours remarqué dans son sillage, Billie de Montfort (8 – David Thomain) avait là une belle locomotive. Elle n’a pas été inquiétée pour conserver un facile premier accessit, devant Booster Winner (Christophe Thierry), qui complète le triomphe de l’entraîneur Sébastien Guarato, qui place ses trois pensionnaires aux trois premières places.

Evidemment ravi de cette victoire attendue, le propriétaire de Bold Eagle, Pierre Pilarski, a déclaré : « Il venait de nous rassurer dans le Prix René Ballière à Enghien. Ici on avait décidé d’aller en tête et il a bien appliqué la tactique que l’on avait mise au point. On sait que quand il prend la tête et la corde, il est très difficile à battre. La suite de son programme n’a pas été difficile à établir. Sa prochaine sortie aura lieu dans la Finale des Master Séries le 9 septembre à Vincennes avant les 3 « B », le Prix de Bretagne, le Prix du Bourbonnais ainsi que le Prix de Bretagne. On fera l’impasse sur le Prix de Belgique avant qu’il aille défendre son titre dans le Prix d’Amérique. Pis on essaiera de faire mieux dans l’Elittlopet, où on n’a pas été fameux cette année. ».

Thierry Verger, Paris-Turf